En bref

En France, oui : chaque parent doit contribuer à l'entretien et à l'éducation de son enfant selon ses moyens, et ce devoir ne s'arrête pas à 18 ans. Il dure tant que l'enfant ne peut pas subvenir seul à ses besoins, par exemple pendant ses études.

Les deux versions

Version A · Malik

J'ai 20 ans, je finis mon BTS et j'ai été pris dans une école privée à Lyon qui correspond vraiment à mon projet. Ma mère me dit qu'elle ne paiera pas, alors que c'est la loi : les parents doivent payer les études de leurs enfants. Je ne demande pas un caprice, je veux un métier. Si elle ne m'aide pas, je dois renoncer à l'école qui me plaît.

Version B · Sandrine

J'élève Malik seule et je suis aide-soignante. Je n'ai jamais dit que je ne l'aiderais pas : je peux payer une bonne partie de son loyer à Lyon s'il va à la fac, ou s'il trouve la même formation en alternance. Mais une école à plusieurs milliers d'euros par an en plus du logement, je n'en ai pas les moyens. Qu'il me ressorte la loi comme une menace m'a beaucoup blessée.

Le verdict

Qui a raison, selon l'IA
Malik 40 %Sandrine 60 % A le plus raison

Sur le principe, Malik a raison : en France, aider son enfant ne s'arrête pas à 18 ans. Un jeune qui fait des études sérieuses et ne gagne pas sa vie peut compter sur ses parents, et Sandrine ne pourrait pas simplement lui dire de se débrouiller.

Mais la loi dit aussi que chaque parent aide selon ses moyens et selon les vrais besoins de l'enfant. Elle n'oblige pas à financer n'importe quel projet, à n'importe quel prix. Or Sandrine ne refuse pas d'aider : elle propose une aide réelle, qui correspond à son budget.

Ce qui fait pencher la balance, c'est la manière. Brandir la loi comme une menace a coupé court à la discussion, alors que Malik n'a pas encore cherché d'autres pistes, comme l'alternance ou un financement d'appoint. De son côté, Sandrine gagnerait à chiffrer clairement ce qu'elle peut donner, plutôt que de répondre par un simple non.

Le compromis

Ce week-end, Sandrine écrit le montant qu'elle peut verser chaque mois, quelle que soit la formation choisie. Malik a un mois pour chercher une version en alternance de son école ou un complément de financement. S'il trouve une solution, sa mère maintient la même aide.

Ce que dit la règle

L'article 371-2 du Code civil prévoit que chaque parent contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, et des besoins de l'enfant. Ce devoir ne s'arrête pas automatiquement quand l'enfant devient majeur.

Service-public.gouv.fr précise que les parents doivent continuer à subvenir aux besoins de leur enfant majeur tant qu'il n'y arrive pas seul. La pension reste due tant qu'il fait des études, suit une formation ou cherche activement du travail. Un parent qui verse une pension doit continuer à la payer jusqu'à la décision du juge aux affaires familiales, que les parents peuvent saisir en cas de conflit.

La loi ne fixe ni montant ni liste d'études à financer : elle se base sur les moyens de chaque parent et sur les besoins de l'enfant.

Côté impôts, selon economie.gouv.fr, l'aide versée à un enfant majeur qui n'est pas rattaché au foyer fiscal peut être déduite (dans la limite de 6 855 euros par enfant, selon les montants indiqués pour la déclaration 2026). L'enfant doit alors déclarer la somme reçue.

Sources :

Vérifié le

Information générale, pas un conseil juridique.

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Questions fréquentes

Jusqu'à quel âge les parents doivent-ils aider leur enfant ?

Le Code civil ne fixe pas d'âge. Ce devoir ne s'arrête pas automatiquement à la majorité : il dure tant que l'enfant ne peut pas subvenir seul à ses besoins, par exemple pendant ses études, une formation ou une recherche d'emploi.

Un parent séparé peut-il arrêter la pension quand l'enfant a 18 ans ?

Non. La pension ne s'arrête pas automatiquement à la majorité, et le parent qui la verse doit continuer à payer jusqu'à la décision du juge aux affaires familiales.

Les parents doivent-ils payer n'importe quelle école ?

La loi ne donne pas de liste d'études. Chaque parent aide selon ses moyens et selon les besoins réels de l'enfant : une famille aux revenus modestes ne contribue donc pas comme une famille aisée.

Que faire si parents et enfant ne s'entendent pas ?

Le mieux est d'abord de chiffrer ensemble le budget. Si le conflit persiste, on peut saisir le juge aux affaires familiales.

Peut-on déduire de ses impôts l'aide versée à son enfant étudiant ?

Oui, si l'enfant majeur n'est pas rattaché au foyer fiscal, dans la limite fixée chaque année (6 855 euros par enfant selon economie.gouv.fr pour la déclaration 2026). L'enfant déclare alors la somme reçue.

Rédigé avec l'aide de l'IA, relu par l'équipe Who's Right · Ceci n'est pas un avis juridique. Comment Who's Right tranche

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